





Petit Antonin est venu se faire photographier.
Capturer les premiers jours de votre bébé, c’est la mission que je remplie depuis 2012.
En moyenne, 40 bébés sont passés entre mes bras chaque année.
Pourquoi je fais ça ?
Comment j’en suis arrivée à ce métier ?
Et si je vous racontais toute l’histoire…
Depuis ma plus tendre enfance, mon envie c’est d’être maman. Je voulais me trouver un mari, fonder un foyer et donner la vie (8 fois… quand on est gosse on se rend pas bien compte…).
A 14 ans, j’avais écris sur un papier les 8 prénoms que je donnerai et qui seraient les marraines et parrains de chacun.
J’ai toujours voulu remplir cette mission et j’ai tout mis en oeuvre pour réaliser ce rêve.
J’ai rencontré le papa de mes aînés quand nous avions 18 ans. Nous avons eu une petite relation de 6 mois puis j’ai eu besoin de voir un peu l’horizon.
Je suis partie travailler pour les voyages FRAM, et déjà là, l’enfance, ça m’a parlé.
Je suis donc devenue responsable mini-club et m’occupais des enfants pendant leurs séjours en hôtel club.
Une super expérience, de beaux souvenirs et des prises de consciences incroyables pendant mes 3 ans de saisons.
Je suis revenue et j’ai rejoins ici à Montauban alors que nous étions Toulousains, celui qui devint par la suite mon mari.
L’animation pour enfant ayant été une découverte pour moi pendant mes années FRAM, j’ai enchainé dans la région les différents boulots d’animatrice de CLAE, de clownette (certains m’ont connue avec mon costume à carreaux et mon chien arc-en-ciel à faire des ballons et des maquillages aux enfants ! Que de souvenirs encore…), j’ai même été hôtesse dans le McDo d’Aussonne et puis un jour je décroche le poste de responsable de la garderie lors de l’ouverture du multiplexe CAP’CINEMA en 2007.
Ainsi donc, le CDI en poche, avec un poste idéal à mes yeux, je commence mes projets de fonder ma famille.
On se mari, et notre projet de devenir parent se concrétise une première fois le 2 décembre 2009. Mon merveilleux Victor est né, je suis aux anges. Mes horaires de travail me conviennent tant qu’il est petit et qu’il n’est pas encore scolarisé, je profite pleinement de mon bébé, de ma vie, je suis comblée.
L’envie d’un deuxième enfant arrive rapidement, je tombe enceinte quand Victor a 6 mois mais une fausse-couche passera par là.
Le 14 septembre 2011, oui aujourd’hui c’est son anniversaire et c’est, je crois, ce qui me pousse un peu à écrire ces lignes, mon espiègle Vincent voit le jour.
Je suis en congés parental, j’ai quelques mois pour trouver un emploi dont les horaires coïncideront avec des horaires d’école car même si je suis très épanouie dans mon travail, je travaille les soirs et les week-ends et je ne pourrais plus voir mes enfants après ma reprise.
Mais pendant mon congés parental, je me mets également à la couture, la pâtisserie et la photographie. Je fais à mes enfants des cup-cakes, je leur couds des affaires, je les photographies bien sur.
Mais voilà… un événement va chambouler tout cet équilibre.
Je tombe enceinte.
Ce n’était pas prévu.
Je souhaite le garder.
Mon mari non.
J’avorte. A contre-coeur.
Je ne m’en remettrai jamais.
Et là, je réalise, qu’au delà d’aimer les enfants, mon truc à moi secret, que j’ai toujours rêvé sans vraiment me l’avouer et même y penser c’était d’être sage-femme.
Mais je n’ai pas le BAC, je me suis arrêtée après un BEP secrétariat, je ne vois pas trop comment je pourrais reprendre mes études avec deux enfants à charge, un crédit maison… tout cela me semble bien compliqué.
J’appelle ma copine, Valérie, sage-femme et lui en parle. Elle m’explique, elle, tout le cursus pour devenir sage-femme. Mais je l’arrête : « hop hop hop Valérie ! je n’ai pas le BAC ! »
Et là elle me dit de le passer en candidat libre, elle cherche pour moi des solutions. Sauf qu’à un moment dans notre discussion, elle m’apporte la solution. Elle comprend et voit bien que le public qui m’attire c’est les futures mamans, les bébés, ce qui tourne autour de la naissance. Elle connait mon penchant pour la photographie et c’est elle, qui sera la révélation. Elle me dit :
« Fais toi photographe de nouveau-né ! »
Je lui réponds du tac-o-tac : » Oui ! Mais alors, je serai la Anne Geddes de Tarn et Garonne. »
Vincent à 1 an quand je m’installe.
Le 15 septembre 2012 j’obtiens mon numéro SIRET et L’effet mère existe.
Depuis ce sont a peu près 400 bébés qui sont passé devant mon objectif, dans mes bras et un peu sur mon coeur.
Vos histoires sont toutes exceptionnelles.
J’ai rencontré des gens formidables.
Des vies extraordinaires.
Vous me nourrissez d’amour.
Et j’espère vous apporter aussi.
Demain, ça fera 11 ans.
Et MERCI.
Pour mon Vincent, même si tu ne me vois pas, je suis toujours là. Je t’aime.





















































